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A4rizm

Aug 19 '12

jugement de goût

En effet, si le beau pouvait être déterminé conceptuellement, il n’exprimerait le sentiment immédiat d’un sujet mais se soumettrait aux règles de l’entendement. Du même coup il déterminerait son objet. Or, pour Kant le jugement de goût n’est pas un jugement qui détermine un objet : il exprime la relation du sujet à l’objet. Pour être plus précis : il n’énonce aucune proposition sur des propriétés conceptuellement déterminées de l’objet mais concerne le rapport du sujet à la représentation de l’objet : lorsque nous référons les prédicats esthétiques à la structure (Beschaffenheit) objectale, nous effectuons en réalité une projection qui relève du domaine du « comme si » (als ob)*. Les prédicats esthétique ne sont pas de prédicats d’objet mais des prédicats relationnels qui lient l’objet à un état mental spécifique du sujet.
Jean-Marie Schaeffer, L’art de l’âge moderne, Gallimard, Paris, 1992, pp. 31-32.
* « Il parlera donc du beau comme si la beauté était une structure de l’objet et comme si le jugement était logique (et constituait une connaissance de celui-ci par des concepts de l’objet), alors que le jugement n’est qu’esthétique et ne contient qu’un rapport de la représentation de l’objet au sujet » (CFJ, 56).

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