Odilon Redon, Démon ailé dans les airs, tenant un masque, 46 x 34 cm, Paris, musée d’Orsay, conservé au musée du Louvre.
Odilon Redon ~Démon ailé dans les airs, tenant un masque
Odilon Redon, Démon ailé dans les airs, tenant un masque, 46 x 34 cm, Paris, musée d’Orsay, conservé au musée du Louvre.
Odilon Redon ~Démon ailé dans les airs, tenant un masque
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Tablette d’écriture picto-idéographique en calcaire, tracés avec la pointe d’un roseau, Basse-Mésopotamie, IVe millénaire, Musée du Louvre, Paris, via QuestMachine
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Robert Filliou, Poussière de poussière, 1977, via coherencecardiaqueii.blogspo.com
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Théodore Géricault, Le Radeau de la Méduse, 491 x 716 cm, penture à l’huile, Musée d Louvre, Paris, 1817-1819
Theodore Gericault, The Raft of Medusa, 1818
One of my favorite Romantic paintings.(Submitted by heeymariana)
(Source: cavetocanvas)
Mais, du même coup, comment peut-on encore croire à l’art, et aux musées qui en conservent les spécimens? Anarchistes, nihilistes, futuristes et surréalistes, au tournantes, du siècle, avaient fort bien prévu le cheminement. Le mot d’ordre avait été « brûler le Louvre ». Se libérer de son poids. Incinérer le Louvre. […] Les administrateurs qui leur ont succédé proposent aujourd’hui une solution plus rationnelle : mieux vaux en proposer le service, la « délocalisation », la location-vente.
Jean Clair, Malaise dans les musées, Flammarion, 2007, p. 133.
Ce que cette note ne dit pas non plus est que le Louvre d’Abou Dhabi, dont la marque « Louvre » aura été déposée pour trente ans, s’inscrit dans un projet urbanistique sans précédent — « pharaonique », a-t-on pu lire — qui verra le jour non à Abou Dhabi même, mais sur une île artificielle de 27 kilomètres carrés, avec 19 kilomètres de plage de sable fin, l’île de saadiyat, « l’île du Bonheur », comprenant une trentaine d’hôtels de grand luxe, 8000 villas du même « standing », des golfs, trois marinas capables d’abriter un millier de bateaux, une piste de ski avec de la neige artificielle…
Jean Clair, Malaise dans les musées, Flammarion, 2007, p. 48.
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Arthur Sapeck (Eugène François Bonaventure Bataille), Illustration de « Le rire », 1887
Le droit d’utilisation de la marque « Louvre » a été cédé 400 millions d’euros pour une durée de trente ans. La liste des œuvres à louer est à ce jour encore en discussion…
Jean Clair, Malaise dans les musées, Flammarion, 2007, p. 56.
La monnaie-papier, longtemps, à été gagée sur des réserves d’or dont le simple citoyen était sommé de croire qu’elles existaient, dans des caves profondes. Système de la banque moderne. La reproduction est gagée sur des œuvres que le simple citoyen ne peut qu’apercevoir, quand elles ne sont pas protégées dans des caves profondes. Celles-ci se nomment réserves. Système du musée contemporain.
Quand les système fonctionnent depuis des décennies, ou des siècles, ils se passent sans peine de cautions matérielles. Il se peut qu’il n’y ait plus que très peu d’or dans les réserves fédérales et nationales. Il ne serait pas plus grave qu’il n’y ait plus de Joconde au Louvre puisque son effigie circule partout, aussi connu que le billet d’un dollar. Au reste, il serait opportun d’imprimer un billet d’une Joconde, qui voudrait par exemple cinq euros - pas plus, elle est trop galvaudée.
Philippe Dagan, L’art impossible, Bernard Grasset, Paris, 2002, p. 95.
Alberto Sorbelli, Tentative de rapport avec un chef-d’oeuvre, 1997, via artnet
Un sans-abri disparaît devantle Louvre. Une réalité…, via @Abbe_Pierre mobypicture