ressemblance
Un portrait, on s’en est peu à peu aperçu, n’est pas ressemblant parce qu’il se ferait semblable au visage, mais la ressemblance ne commence et n’existe qu’avec le portrait, et en lui seul, elle est son œuvre, sa gloire ou sa disgrâce, exprimant ce fait que le visage n’est pas là, qu’il est absent, qu’il n’apparaît qu’à partir de l’absence qui est précisément la ressemblance.
Maurice Blanchot, L’amitié, p. 43.
Jean-Luc Nancy, Le regard du portrait, Galilée, Paris, 2000, p. 37.